Pour faire un gua sha du visage, appliquez une huile ou un sérum sur peau propre, tenez l'outil presque à plat contre la peau, et glissez lentement du centre du visage vers l'extérieur, puis vers le cou, trois à cinq fois par zone. Pression légère, aucune douleur, cinq à dix minutes. Le soir, c'est un rituel calme et agréable. Mais aucune étude n'a montré qu'il raffermit le visage ou améliore le sommeil : la science sur le gua sha porte sur un tout autre geste, appliqué au dos et au cou.
Gua sha visage : comment faire, étape par étape
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Nettoyez votre visage et l'outil. Le gua sha se fait sur peau propre et sans maquillage.
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Appliquez une huile ou un sérum riche, en quantité généreuse. L'outil doit glisser sans tirer la peau.
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Tenez l'outil presque à plat, incliné à environ 15 degrés, le bord le plus long contre la peau.
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Le cou d'abord : de la base du cou vers la clavicule, du haut vers le bas, trois à cinq passages de chaque côté.
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La mâchoire : du menton vers l'oreille, en suivant l'os.
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Les joues : du côté du nez vers l'oreille, sous la pommette.
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Le contour de l'œil : très légèrement, du coin intérieur vers la tempe, sous l'œil. C'est la zone la plus fine : la pression d'une plume.
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Le front : du milieu vers les tempes, puis des sourcils vers la racine des cheveux.
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Terminez en repassant par le cou, du haut vers le bas.
À chaque fin de geste, vous pouvez marquer une petite pause, l'outil posé, en respirant lentement. C'est là que le rituel devient une vraie pause.
Gua sha : dans quel sens passer ?
La règle d'usage est simple : du centre vers l'extérieur, et du haut vers le bas pour le cou. On explique souvent ce sens par le « drainage lymphatique ». Nous n'avons trouvé aucune étude qui le mesure pour le gua sha du visage. Prenez-le comme une convention de geste, pas comme une preuve. Évitez simplement de tirer la peau vers le bas sur le visage : glissez, sans étirer.
Gua sha matin ou soir ?
Les deux se font. Le matin, on le pratique souvent pour dégonfler le visage au réveil. Le soir, il prend une autre fonction : ralentir. Un geste lent, répétitif, fait dans la pénombre, avec une respiration calme, aide beaucoup de gens à couper avec la journée. Il trouve sa place après la douche, avant la lecture, dans votre routine du soir.
Un conseil pratique : faites-le assis, pas au lit. L'huile tache les taies.
Combien de temps et à quelle fréquence ?
Aucune durée n'est validée. Cinq à dix minutes, trois à cinq passages par zone, est un repère courant. Vous pouvez le faire chaque soir si votre peau le supporte. Si elle rougit longtemps, s'irrite ou boutonne, espacez les séances ou allégez la pression.
| Zone |
Passages |
Pression |
| Cou |
3 à 5 de chaque côté |
Légère à moyenne |
| Mâchoire et joues |
3 à 5 |
Moyenne |
| Contour de l'œil |
2 à 3 |
Très légère |
| Front |
3 à 5 |
Légère |
Gua sha avec quelle huile ?
N'importe quelle huile ou sérum qui glisse bien et que votre peau tolère. Une huile végétale simple convient à beaucoup de gens. Si vous avez la peau grasse ou à imperfections, préférez un produit non comédogène, ou un sérum en gel. Évitez les huiles essentielles pures sur le visage. Faites un essai sur une petite zone si vous changez de produit.
Gua sha : quels bienfaits sont prouvés ?
Il faut séparer deux pratiques. Le gua sha traditionnel est un grattage appuyé du dos ou du cou, qui fait volontairement apparaître des petites taches rouges sous la peau. Le gua sha du visage, populaire aujourd'hui, est un massage doux, sans marques. Les études portent sur le premier :
- en 2007, une étude pilote sur 11 volontaires (Nielsen et al.) a mesuré une hausse nette de la microcirculation de la peau traitée, pendant au moins 25 minutes ;
- en 2011, un essai sur 48 patients souffrant de douleurs chroniques au cou (Braun et al.) a trouvé une baisse de la douleur après une semaine, meilleure qu'avec une simple compresse chaude. L'essai était ouvert, sans faux traitement, et l'effet à long terme reste inconnu.
Pour le gua sha du visage, nous n'avons trouvé aucune étude sérieuse sur le raffermissement, les rides, les poches ou le sommeil. Ce qui reste, et ce n'est pas rien : un moment de calme, un toucher agréable, et un geste qui aide à ralentir avant de dormir. Si vous aimez les massages du soir, notre guide sur l'automassage des pieds, des mains et du cuir chevelu complète bien celui-ci.
Précautions : quand éviter le gua sha ?
Le gua sha traditionnel du dos peut laisser des marques qui ressemblent à des bleus, et des dermatologues signalent qu'elles sont parfois confondues avec des coups. Une équipe américaine a aussi proposé des règles d'hygiène pour les outils, car le grattage appuyé peut faire perler du sang. Pour le visage, avec une pression légère, ces risques sont faibles. Par prudence, évitez le gua sha :
- sur une peau abîmée, irritée, brûlée par le soleil, ou en pleine poussée d'acné ou d'eczéma ;
- sur une rosacée ou des petits vaisseaux visibles, sans l'avis d'un dermatologue ;
- dans les jours qui suivent une injection, un peeling ou un acte esthétique ;
- si vous prenez un anticoagulant ou si vous marquez très facilement : demandez à votre médecin.
Ne prêtez pas votre outil. Nettoyez-le après chaque usage. Pour un outil en bois, essuyez-le avec un linge humide et laissez-le sécher à l'air ; ne le laissez pas tremper.
Si vous cherchez plutôt à soulager une nuque raide au réveil, notre guide sur le mal au cou au réveil est un meilleur point de départ.
Pour finir
Si vous voulez un geste lent pour clore la journée, et que votre peau va bien, notre gua sha en bois est fait pour ce rituel. Si vous espérez un effet liftant, nous préférons vous dire qu'aucune étude ne le montre.
Sources
- Nielsen A et al. The effect of Gua Sha treatment on the microcirculation of surface tissue: a pilot study in healthy subjects. Explore, 2007. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Braun M et al. Effectiveness of traditional Chinese « gua sha » therapy in patients with chronic neck pain: a randomized controlled trial. Pain Medicine, 2011. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Nielsen A, Kligler B, Koll BS. Safety protocols for gua sha (press-stroking) and baguan (cupping). Complementary Therapies in Medicine, 2012. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Vashi NA et al. Dermatoses caused by cultural practices: therapeutic cultural practices. Journal of the American Academy of Dermatology, 2018. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov