Un attrape-rêves en saule et fils tendus, plumes pendantes, accroché à une branche sous un ciel étoilé, rosée sur la toile, forêt sombre derrière.

L'attrape-rêves : un conte ojibwé pour s'endormir

Ce récit vient de la tradition ojibwé, un peuple des Grands Lacs, aux États-Unis et au Canada. Il raconte comment est née la toile qu'on suspend près des dormeurs. Nous le racontons avec respect, à partir de ce que des sources écrites en disent. Environ 4 minutes de lecture.

Au temps où les gens vivaient en peu de lieux, près des lacs et des forêts, il y avait une femme dont on voyait rarement le visage. Son nom était Asibikaashi, la Femme-Araignée. Elle veillait sur les enfants du peuple.

Chaque jour, avant l'aube, Asibikaashi tissait. Ses toiles se couvraient de rosée, et dans la rosée, le soleil qui se levait y brillait. C'était son miracle de chaque matin. Elle avait aussi tissé pour les enfants du peuple, pour qu'aucun ne dorme seul.

Elle faisait un cerceau de bois souple, léger comme une feuille. Au centre, elle tendait un fil fin, en mailles serrées, puis en mailles plus larges, avec un petit trou au milieu. On y suspendait des plumes.

Elle disait aux mères : les mauvais rêves se prendront dans la toile. Au matin, la lumière les défera. Les bons rêves, eux, trouveront le trou du centre et glisseront le long des plumes jusqu'à celui qui dort.

Asibikaashi veillait ainsi, nuit après nuit. Au début, elle pouvait se rendre chez chaque enfant. Son attention était grande, son travail sans fin.

Mais le peuple grandit et se dispersa. Il s'établit sur de vastes terres, de plus en plus loin les uns des autres. Elle ne pouvait plus atteindre chaque berceau.

Alors les mères, les sœurs et les grands-mères prirent le relais. Elles tissèrent à leur tour, avec du saule et des fils tirés des plantes. Chacune apprit les mailles, le dessin, la façon de suspendre la toile près du berceau.

Et Asibikaashi, du haut de son ciel, les regardait faire. On dit qu'elle prend soin de son peuple encore aujourd'hui.

Depuis, le geste se transmet. Le cerceau rappelle le chemin du soleil dans le ciel. Et quand on pense à ceux qui ont tissé, on peut sentir quelque chose de leur soin, au-dessus du lit.

D'où vient ce conte

Selon Native Technology, qui reprend le récit de Lyn Dearborn, Asibikaashi (Spider Woman) veille sur le peuple ojibwé. Quand celui-ci se disperse, les mères, sœurs et grands-mères tissent à sa place les toiles de protection des bébés. Le cerceau évoque la course du soleil ; les mauvais rêves « périssent » au lever du jour. The Indigenous Foundation rappelle que l'objet s'est répandu chez d'autres peuples autochtones dans les années 1960 et 1970, et invite à soutenir des artisans autochtones. Les étoiles et le « filet » de ce conte sont l'ajout de la version Soporifik.

Pour prolonger le calme

Le reste de la soirée se prépare aussi : voyez notre routine du soir pour bien dormir. Pour une autre lecture calme, voici Māui ralentit le soleil. Et pour la lecture du soir, notre plaid tout doux se pose sur les genoux.

Preguntas frecuentes

Qui est Asibikaashi ?

Asibikaashi, ou Femme-Araignée, est une figure de la tradition ojibwé. Selon les sources consultées, elle veille sur les enfants et les adultes du peuple. Quand les Ojibwés se dispersent, les femmes poursuivent son travail en tissant des toiles de protection.

Que représente le cerceau de l'attrape-rêves ?

Selon Native Technology, le cercle évoque la course du soleil dans le ciel. La toile retient les mauvais rêves, un trou au centre laisse passer les bons. Les cerceaux étaient faits de saule, avec des fils tirés de plantes, et la toile avait traditionnellement sept ou huit points.

Peut-on parler d'un attrape-rêves sans manquer de respect ?

Oui, à condition de savoir d'où il vient. L'attrape-rêves est un objet ojibwé, et The Indigenous Foundation recommande d'en acheter auprès d'artisans autochtones plutôt que d'imitations produites en série. Ce conte ne dit pas que l'objet protège : il raconte ce que la tradition en dit.

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